jeudi 21 avril 2011

Allo

Salut. Je ne suis pas Albert Camus mais j'ai déjà eu une moustache. Combien de fleurs ça prend pour fabriquer un déguisement de sauterelle? Croustade, camping, deltaplane.

Bonsoir. Je ne suis pas de bonne humeur mais j’ai déjà porté un sourire. Combien faut-il de temps pour permettre à l’ennui de nous laisser tranquille? Comment ça se fait que mes agrumes ne m’aient même pas encore rendu beau? Je les avais soigneusement disposés de telle sorte que l’alignement des étoiles les rende magiques. Hostie que je suis laid.

J'ai perdu le goût d'écrire et j'ai perdu l'envie d'écrire. J'ai perdu ma bonne humeur. Heureusement que je n'ai pas perdu ma bonne humeur: j'ai tellement envie d'écrire!

Ma curiosité scientifique commence à en avoir assez. À force de manger, la faim se calme, le ventre se tait. Si on mange trop, le ventre se met à crier. Il ne faut pas le priver de nourriture, mais il ne faut pas trop lui en donner. Quand on mange trop vite, on a tendance à trop manger. Je mange trop et je mange trop souvent la même affaire. Je m'ennuie à vomir.

La variété est une plante. Le poisson est une école. La piscine est un drap. De toute manière, chaque définition mérite d'être repensée à un moment donné.

J'ai envie de lire mais je n'ai pas envie de manger du poisson.
J'ai peur de l'eau.

Je ne suis pas un ordi mais j'ai une sacrée mémoire. Combien de molécules ça prend pour fabriquer un pharmacien? Candesartan, ciprofloxacine, lansoprazole. Je n'ai plus faim.

dimanche 25 juillet 2010

La fraicheur des tropiques

Les voyages sont des aventures qui intéressent la plupart des individus. Les raisons pour lesquelles les voyages sont aussi populaires chez l'espèce humaine sont variables et dépendant beaucoup des besoins et des intérêts de chacun.

Il y a des gens qui présentent un besoin intrinsèque de voyager intimement lié au mode de vie des oiseaux du nord de l'Amérique. Tous les ans, ainsi que cela fut programmé dans leur cerveau, ils sont violemment poussés, durant l'hiver, par cet appel à la migration, cette quête des chaleurs de l'hémisphère sud qui manquent au quotidien trop froid et enneigé que leurs obligent nos hivers québécois. Ils éprouvent une agréable satisfaction lorsque les étendus de sable et de serviettes se déploient sous leurs yeux et lorsqu'ils retrouvent à peu près le même nid qu'ils avaient utilisé l'année passée.

Certaines personnes sont tellement écoeurées par la vie qu'elles utilisent les voyages pour se rapprocher de leur destination ultime : la mort. Elles trouveront, dans une chambre d'hôtel aseptisée, l'image de la vie rangée qu'elles ont menée. Des matelas qui reçoivent périodiquement des visiteurs effacés par milliers les attendront chaque soir afin de préparer leur corps à se coucher dans un cercueil. On y aura ajusté la climatisation de manière à rappeler la fraicheur que possède la terre à quelques mètres sous le sol.

Après les toilettes publiques, les hôtels sont probablement les endroits les plus impersonnels créés par l'homme. Cet été, à défaut d'aller dans le sud, je vais essayer de visiter le plus de toilettes possible. Comme ça, je pourrai avoir l'impression de m'être promené en masse sans avoir été réellement dépaysé.

mercredi 16 juin 2010

Un appel au respect envers ses lecteurs

Le blog de mon amie Odile Gamache s'intitule : Les jours de pluie. Aujourd'hui, il pleut et Odile n'a toujours rien publié sur son blog. J'attends. Je m'impatiente. Et je me dis que ça ressemble à de la tromperie. En ce sens, je suis d'avis qu'elle aurait intérêt à y publier quelque chose avant minuit ou sinon à trouver au moins un nom plus approprié pour son blog. Par exemple : Certains jours de pluie et d'autres où il ne pleut pas, ou encore, Les jours où j'ai envie d'écrire, peu importe les conditions météorologiques. Dans un autre genre, on pourrait aussi penser à : OdileGamache-LeBlog.Com.

jeudi 27 mai 2010

Une question de logique

C’est un peu comme si Mélanie avait fait pousser du gazon dans son lit. Ça me fait penser à Grégoire qui aurait badigeonné de la cire chaude sur un steak de bison. Ou encore, à la petite Cassandre et à ses doigts qu’elle aurait troqués contre des cordes de guitare neuves. La logique voudrait que l’on procède autrement. Elle voudrait que l’on choisisse d’agir d’une manière différente à celle proposée dans ces exemples absurdes. Lorsque je me retrouve vis-à-vis d’une situation illogique, j’ai envie de dire : prisme. Ma couleur préférée est le prisme. Mon animal favori, c’est le prisme. Tout ça, c’est absurde. Il n’est pas nécessaire de songer à de pareilles sottises pour rencontrer l’absence de logique. Le quotidien nous en sert des pots et des plats.

La bestiole qui me pique n’a rien d’un insecte, sauf pour l’envie que j’ai de l’écraser. Je voudrais que les gens cessent un peu de se résigner. Des fois je trouve que c'est insensé. Et je finis souvent par me dire qu'il faille comprendre. Il faut comprendre que la vie n’a pas toujours de quoi satisfaire ceux chez qui elle habite. La vie c’est fou. Assez pour que les hommes inventent toutes sortes de règles. Les règlements ne sont pas toujours d'une logique implacable. Leur application systématique entraîne souvent des problèmes de gros bon sens. Il y a beaucoup de gens qui aiment appliquer les règles et les procédures à toutes sortes de situations inusitées. Qui jouent à l'autruche, mon animal favori, en faisant comme si tout était dans l'ordre des choses, parce qu'ils aiment comment cette manière d'agir requiert un minimum d'effort et d'investissement de leur part. Ces gens ne sont pas les personnes que je préfère. Ce sont des personnes qui appuient fermement sur les pièces non juxtaposables d'un casse-tête pour faire avancer le boulot malgré tout. Elles font leur travail. Il ne faut pas les déranger. En guise de résultat, elles obtiendront un cheval au lieu d'une tortue. Elles vous diront que c'est la même chose, que ce sont des animaux et que cela revient au même. C'est insensé parce que la carapace du cheval est faite pour s'asseoir et celle de la tortue non.

Ce qui est chouette c’est que toutes les expériences vécues à l’intérieur d’une petite personne dépendant tellement de ce qu’il y a à l’extérieur d’elle-même qu’on ne peut pas comparer la vie à un pot. Même s’il est rempli d'organes, le corps n’a pas de vie s’il est confiné dans un espace vide (le noir). Posséder les caractéristiques du vivant (le bleu, le jaune) et faire l’expérience de la vie (le ciel, le soleil) sont deux choses différentes. J’ai décidé de faire une blague parce que les caractéristiques du vivant ne sont pas des couleurs. J’aurais pu dire prisme, ça aurait eu le même effet. La logique aurait voulu que je dise plutôt : se nourrir, respirer, etc. Mais il faut être réaliste : la logique ce n’est pas tout. Si un médecin et une lampe se ressemblent dans la mesure où les deux peuvent brûler des ampoules, ce n'est pas tout. Il faut être conscient qu'un médecin et une lampe sont différents dans bien d'autres mesures et qu'on ne peut substituer l'un à l'autre.

Vivre est un jeu rempli de règlements. C’est un jeu compliqué parce que tout le monde ne cherche pas la même chose, ne poursuit pas les mêmes objectifs. L’organisation chaotique de notre société reflète les divergences de pensées et d’objectifs des individus. Certains individus veulent posséder beaucoup de morceaux de plastique et de métal. Ils aiment le sentiment de plaisir que leur procurent les matériaux. D’autres aiment davantage que leurs papilles gustatives soient stimulées. Ils sont plus sensibles aux stimuli gustatifs et olfactifs que d'autres. Il y en a pour qui les amis comptent plus que tout, et il y en a pour qui la famille compte plus que tout. Je suis une personne qui aime tendrement sa propre et son unique présence et qui apprécie follement la solitude. Ça n'a rien de drôle. Je suis aussi une personne qui déteste son existence et qui meurt d’ennui lorsqu’elle est seule. Ça dépend des fois. Je suis une personne qui, comme toutes les autres, change sans arrêt. Tout le monde change un peu : on change d’idée, on change d’air, on change de vêtements. Beaucoup de gens aimeraient changer de vie. Bien que cela soit possible, peu de gens vont jusqu'au bout dans cette direction parce que la résignation est plus facile. Lorsque ça nous travaille, on peut se contenter de changer de lieu. C'est facile: on change de place et ça nous emmène ailleurs. On écrit quelque chose et on change de direction à chaque phrase : ça nous emmène ailleurs. C’est une manière de procéder qui a ses avantages et ses inconvénients. Si vous ne trouvez pas ça intéressant vous n’avez qu’à lire votre horoscope ou un roman à l’eau de rose. Si vous ne trouvez rien d’intéressant c’est que vous avez l’esprit trop étroit ou la mine bien basse. Lorsqu’on comprend le sens de cette dernière expression, on sait qu’il est inutile de lever son crayon de plomb un peu et de le faire aller dans les airs, que cela n’est pas une solution acceptable parce que le problème concerne un être humain et non un objet. C’est logique.

mardi 27 avril 2010

Le réfrigérateur

Lorsque, cloitrés dans une salle de classe, nous devions attendre silencieusement que le groupe de l'après-midi se soit rendu sur les lieux de l'examen, je me suis désennuyé en transcrivant mes pensées sur des bouts de papier. En voici le résultat.

Pour se divertir, il est parfois intéressant d'avoir recours aux mots. Par exemple, on peut écrire des phrases. Tout le monde ne trouve pas que l'écriture est divertissante. Certaines personnes disent que lire est ennuyeux. Cela m'est égal. Lorsque le temps est long, on trouve son plaisir comme on le peut. Le silence est de mise dans cette pièce. Cela étant dit, on ne peut parler à personne qu'à soi-même. Cela est fort ennuyeux. Puisque je n'ai pas de livre, je fais semblant de lire un livre que je n'ai pas. Cela est difficile car on doit tout inventer. Les mots. Il faut fabriquer toutes les phrases. Le papier, c'est facile. Créer du papier n'a rien à voir avec la créativité. Cette pièce est comme du papier. Elle n'est pas très intéressante en soi. Pour la rendre agréable, il faut tout inventer. Une centaine d'êtres vivants en silence c'est comme avoir cent cadavres sans les désagréments putrescents. Cette pièce est sans vie et sans odeur. Elle est froide comme l'hiver. Pour jouer, les gens sont vêtus de blanc. C'est comme de la neige. Il ne faut pas confondre: neige et n'ai-je. Cette pièce se nomme S1-151. Cela ne m'impressionne pas du tout. Si cette pièce était une personne, elle se nommerait Cadavre S1-151. Cela serait une bonne nouvelle car l'incinération imminente de Cadavre S1-151 nous procurerait beaucoup de chaleur. La chaleur nous manque. Je trouve qu'il fait très froid. Le mouvement de mes doigts, faisant parler ces bouts de papier par le biais d'un stylo orange, permet à ma main droite d'éviter la congélation. J'écris désormais avec ma main gauche. Déjà, ce temps est révolu. J'ai décidé de ne pas écrire plus longtemps avec ma main gauche parce que c'est difficile. Elle devra attendre, comme nous attendons tous, pour se réchauffer. Je trouve que le temps ne passe pas assez rapidement. Je trouve qu'il n'y a pas d'horloge dans cette pièce. On pourrait affirmer que Cadavre S1-151 ne porte pas de montre au poignet. J'en ai assez. Dans quelques minutes, nous pourrons déserter cette unité de refroidissement. J'ai très hâte.

samedi 10 avril 2010

Les adultes

Bonjour les amis du Canada. Aujourd’hui les nuages sont remplis de désespoir. C’est comme de la tarte au vinaigre. Si tous les enfants font des histoires avec le décor de la chambre à coucher du petit Jésus, tous les enfants se prennent pour des décoratrices d’intérieur. Cela est mal. Un peu plus de plaisir s’il-vous-plait! Ayez du plaisir et amusez vous au lieu de faire du mal à votre cervelle; au lieu de la prendre pour une cervelle d’adulte! Il faut jouer, jouer tous les jours.

Il est préférable de jouer que de se casser la cheville. Les jeux les plus sécuritaires sont parfois les plus ennuyeux. Il faut prendre des risques sinon on reste assis sur sa chaise à voir la vie passer devant nous comme une série-télé ennuyeuse à mort. On peut jouer et se casser la cheville en même temps. Il est préférable d'avoir joué et d'avoir mal que de n'avoir eu que du chagrin. Les adultes ont beaucoup de chagrin. Ils restent assis sur leur chaise et ils ne jouent pas beaucoup. Ils ont la cheville solide.

Je préfère ne rien écrire sur ce blog pendant trois cent jours qu'écrire des niaiseries pas croyables. Je suis pour la liberté de rédaction occasionnelle. Je préfère jouer à l'écrivain quand je me sens comme un écrivain. Je suis mauvais acteur et je ne serais donc pas doué pour jouer la comédie jusqu'à pouvoir simuler dans ma cervelle l'émergence d'un tas de mots à tricoter les uns aux autres de manière à créer un texte aussi joli qu'un tricot de laine puisse être beau. Je préfère ne rien écrire lorsque rien ne me donne envie d'écrire.

Les leucotriènes me font penser aux tricots de laine. C'est à cause des sons. Rien ne me donne moins envie d'écrire que les leucotriènes. Ce soir je reste assis sur ma chaise. Les leucotriènes sont au menu, mais je n'ai pas envie de jouer avec eux. Ce sont des adultes.

Malgré tout, je souhaite une bonne fin de journée aux amis du Canada.

lundi 31 août 2009

La tasse de thé

L’écume se veut plus douce et plus frêle qu’elle ne le fut, ces jours passés où, fière, elle affrontait avec férocité les plus puissantes et rondes rafales de vents. Elle se laisse glisser doucement sur les vagues.

J’ai envie de vider mon âme de toutes les douleurs; elles sont toutes consommées par la musique belle que j’écoute. La beauté du monde est à couper le souffle, à couper le sifflet à ceux qui ont un sifflet à la place du souffle. Ma respiration me permet de contempler ce qui de ce monde s’est accumulé pour me faire vivre et revivre tous les spectacles auxquels j’ai assisté, tous les événements que mes yeux ont enregistré, tous ceux desquels mon ouïe a gardé un souvenir, ceux qui, parfois, rappellent à mon corps d’aussi belles choses que ce dernier en tremble de tout son long. Je m’amuse à piger dans ma tête quelques souvenirs aléatoires et mes réflexions me portent à penser que la faculté de se souvenir est gentille de ce qu’elle me fournit de nombreux plaisirs au quotidien. Ma mémoire contient autant de joies et de peines que de choses comme des souliers usés, des clefs, des coups de soleil, des insectes et des coussins. Je suis très déçu de n’avoir pas choisi de plus belles choses pour cette toute récente énumération; je suis cependant d’avis qu’elles méritent d’être célébrées au même titre que toutes les idées, tous les concepts, tout ce qui se comprend dans ma tête et tout ce qui ne s’y comprend pas aussi.

J’ai lu que les choses belles sont les choses qui nous changent, qui nous font réagir à leur beauté. Je trouve que cette idée fait du sens; elle n’œuvre certainement pas dans le domaine de l’odorat, ni dans celui de la somesthésie; or, elle fait du sens en ce sens où je la trouve sensée; c’est donc dire qu’elle fait du sens selon ce que je puis en juger d’après l’ensemble des expériences de mon vécu, de mon existence. Les choses belles sont au nombre de quarante-huit mille cinq cent quatre-vingt-dix-neuf, c’est-à-dire qu’elles sont trop nombreuses pour qu’on puisse les imaginer toutes ensemble dans un seul et même endroit, devant une même étendue de draps noirs qui, tissés en tous les coins vers l’infini, tapissent ce qui se trouve à être notre pensée visuelle. Peut-être que les draps de la pensée visuelle de Martine sont blancs; les vôtres pourraient être colorés, mais cela ne retient guère mon attention : je suis bien heureux pour vous que les images que vous construisez dans votre esprit aient pour toile de fond un paysage tropical ou une couleur que vous aimez. Je suis d’autant plus heureux pour vous si vous avez des idées de grandeur et que vous changez la décoration de votre esprit régulièrement. Les choses qui me font réagir sont celles qui sont liées de près ou de loin à ce qui s’est attaché à mon âme. Je vous parle des draps et de la musique douce, de la musique moins douce et de la richesse des sons, du bien être éprouvé lorsque l’on se réchauffe près d’un feu, après une longue journée d’hiver passée à l’extérieur, passée sur le patio à geler comme un twit. Des plaisirs tels que ce dernier ne peuvent être éprouvés par des personnes qui ne connaissent pas le froid; bien heureux sommes nous lorsque l’été nous déshabille et nous colore la peau, et malgré cela, nombreuses sont les personnes qui voudraient passer leur vie sous le soleil. Or, notre situation géographique, avouons-le, nous permet de diversifier nos plaisirs et de jouir d’une moins monotone vie.

La fin de mes études collégiales représente quelque chose d’important; je suis déjà nostalgique au souvenir de tout ce que rassemblent ces deux années condensées de pur bonheur, d’explosions de rires et d’amis, d’apprentissages variés, de connaissances ayant pris forme dans mon cerveau, de nuits parfois très courtes et riches en sueur d’élève. Je célèbre mon savoir et mes apprentissages, les personnes que j’ai eu la chance de rencontrer et pour qui j’éprouve de l’affection; je suis heureux parce que la lumière est belle, parce qu’elle me permet de voir tous les visages de ceux que j’aime. Parfois, je suis triste car la beauté du monde me coupe le souffle. Il faut comprendre que je n’ai pas de sifflet. Les humains sont fort nombreux; dans l’histoire, beaucoup d’humains ont accomplis des choses d’une importance considérable. Ces choses, j’aime à les célébrer, à les afficher sur les murs. J’aime à me souvenir du passé; j’aime l’écriture car elle nous permet de nous approprier le cerveau d’un individu différent à nous, dont la situation diffère de la notre. Elle nous permet de connaître des gens avant même de les avoir rencontrés. Afin de ne pas méprendre quelques individus naïfs ou schizophrènes, il me semble impératif de préciser qu’il n’est en rien habituel de rencontrer les personnages de récits fictifs dans la vie, près d’une bouilloire ou autour d’un chameau, c’est-à-dire, dans la vie de tous les jours, malgré que tous les jours d’une personne forment pour chacune d’elles leur vie respective et qu’il n’est aucune vie que l’on puisse qualifier autrement que de celle qui rassemble tous les jours vécu par un individu.

Bientôt, le temps d’exposer notre chair aux rayons les plus brillants du soleil prendra fin. J’espère que vous avez passé un été rempli de surprises et de jeux. Pour ma part, mon été a été composé de plus qu’agréables pique-niques entre copains, de visites à la faculté de musique (m’ayant permis de renouer avec mon ami le piano), d’une fin de semaine dans les bois d’Oka avec mon copain Raphaël, de magnifiques concerts au Festival de Jazz, de vélocipède dans les rues de Montréal, de peinture (ce en quoi consistait mon boulot d’été pour étudiant à faible budget), d’un court et précipité voyage en Gaspésie à l’occasion du mariage de mon père et de maintes activités ayant permis à mon cerveau, fraîchement sorti de cette aventure extraordinaire que fut le Cégep, de décompresser. Qu’il le veuille ou non, je l’ai condamné (pour mon propre plaisir, soyez-en rassurés) à 4 années (ou plus) d’études universitaires, lesquelles ont récemment débuté par des initiations tordantes et riches en défis, en bière, en sensualité et en condiments des plus variés.

Je termine cette entrée dès maintenant car le temps file et que j’ai un rendez-vous avec la législation des systèmes de soins. Un agréable tête-à-tête en perspective… J’ai plutôt l’impression que je vais me frapper violemment la tête contre un arbre; après tout, les pages d’un livre proviennent de nos forêts…