jeudi 21 avril 2011
Allo
dimanche 25 juillet 2010
La fraicheur des tropiques
mercredi 16 juin 2010
Un appel au respect envers ses lecteurs
jeudi 27 mai 2010
Une question de logique
C’est un peu comme si Mélanie avait fait pousser du gazon dans son lit. Ça me fait penser à Grégoire qui aurait badigeonné de la cire chaude sur un steak de bison. Ou encore, à la petite Cassandre et à ses doigts qu’elle aurait troqués contre des cordes de guitare neuves. La logique voudrait que l’on procède autrement. Elle voudrait que l’on choisisse d’agir d’une manière différente à celle proposée dans ces exemples absurdes. Lorsque je me retrouve vis-à-vis d’une situation illogique, j’ai envie de dire : prisme. Ma couleur préférée est le prisme. Mon animal favori, c’est le prisme. Tout ça, c’est absurde. Il n’est pas nécessaire de songer à de pareilles sottises pour rencontrer l’absence de logique. Le quotidien nous en sert des pots et des plats.
Ce qui est chouette c’est que toutes les expériences vécues à l’intérieur d’une petite personne dépendant tellement de ce qu’il y a à l’extérieur d’elle-même qu’on ne peut pas comparer la vie à un pot. Même s’il est rempli d'organes, le corps n’a pas de vie s’il est confiné dans un espace vide (le noir). Posséder les caractéristiques du vivant (le bleu, le jaune) et faire l’expérience de la vie (le ciel, le soleil) sont deux choses différentes. J’ai décidé de faire une blague parce que les caractéristiques du vivant ne sont pas des couleurs. J’aurais pu dire prisme, ça aurait eu le même effet. La logique aurait voulu que je dise plutôt : se nourrir, respirer, etc. Mais il faut être réaliste : la logique ce n’est pas tout. Si un médecin et une lampe se ressemblent dans la mesure où les deux peuvent brûler des ampoules, ce n'est pas tout. Il faut être conscient qu'un médecin et une lampe sont différents dans bien d'autres mesures et qu'on ne peut substituer l'un à l'autre.
mardi 27 avril 2010
Le réfrigérateur
samedi 10 avril 2010
Les adultes
Bonjour les amis du Canada. Aujourd’hui les nuages sont remplis de désespoir. C’est comme de la tarte au vinaigre. Si tous les enfants font des histoires avec le décor de la chambre à coucher du petit Jésus, tous les enfants se prennent pour des décoratrices d’intérieur. Cela est mal. Un peu plus de plaisir s’il-vous-plait! Ayez du plaisir et amusez vous au lieu de faire du mal à votre cervelle; au lieu de la prendre pour une cervelle d’adulte! Il faut jouer, jouer tous les jours.
Il est préférable de jouer que de se casser la cheville. Les jeux les plus sécuritaires sont parfois les plus ennuyeux. Il faut prendre des risques sinon on reste assis sur sa chaise à voir la vie passer devant nous comme une série-télé ennuyeuse à mort. On peut jouer et se casser la cheville en même temps. Il est préférable d'avoir joué et d'avoir mal que de n'avoir eu que du chagrin. Les adultes ont beaucoup de chagrin. Ils restent assis sur leur chaise et ils ne jouent pas beaucoup. Ils ont la cheville solide.
Je préfère ne rien écrire sur ce blog pendant trois cent jours qu'écrire des niaiseries pas croyables. Je suis pour la liberté de rédaction occasionnelle. Je préfère jouer à l'écrivain quand je me sens comme un écrivain. Je suis mauvais acteur et je ne serais donc pas doué pour jouer la comédie jusqu'à pouvoir simuler dans ma cervelle l'émergence d'un tas de mots à tricoter les uns aux autres de manière à créer un texte aussi joli qu'un tricot de laine puisse être beau. Je préfère ne rien écrire lorsque rien ne me donne envie d'écrire.
Les leucotriènes me font penser aux tricots de laine. C'est à cause des sons. Rien ne me donne moins envie d'écrire que les leucotriènes. Ce soir je reste assis sur ma chaise. Les leucotriènes sont au menu, mais je n'ai pas envie de jouer avec eux. Ce sont des adultes.
Malgré tout, je souhaite une bonne fin de journée aux amis du Canada.
lundi 31 août 2009
La tasse de thé
L’écume se veut plus douce et plus frêle qu’elle ne le fut, ces jours passés où, fière, elle affrontait avec férocité les plus puissantes et rondes rafales de vents. Elle se laisse glisser doucement sur les vagues.
J’ai envie de vider mon âme de toutes les douleurs; elles sont toutes consommées par la musique belle que j’écoute. La beauté du monde est à couper le souffle, à couper le sifflet à ceux qui ont un sifflet à la place du souffle. Ma respiration me permet de contempler ce qui de ce monde s’est accumulé pour me faire vivre et revivre tous les spectacles auxquels j’ai assisté, tous les événements que mes yeux ont enregistré, tous ceux desquels mon ouïe a gardé un souvenir, ceux qui, parfois, rappellent à mon corps d’aussi belles choses que ce dernier en tremble de tout son long. Je m’amuse à piger dans ma tête quelques souvenirs aléatoires et mes réflexions me portent à penser que la faculté de se souvenir est gentille de ce qu’elle me fournit de nombreux plaisirs au quotidien. Ma mémoire contient autant de joies et de peines que de choses comme des souliers usés, des clefs, des coups de soleil, des insectes et des coussins. Je suis très déçu de n’avoir pas choisi de plus belles choses pour cette toute récente énumération; je suis cependant d’avis qu’elles méritent d’être célébrées au même titre que toutes les idées, tous les concepts, tout ce qui se comprend dans ma tête et tout ce qui ne s’y comprend pas aussi.
J’ai lu que les choses belles sont les choses qui nous changent, qui nous font réagir à leur beauté. Je trouve que cette idée fait du sens; elle n’œuvre certainement pas dans le domaine de l’odorat, ni dans celui de la somesthésie; or, elle fait du sens en ce sens où je la trouve sensée; c’est donc dire qu’elle fait du sens selon ce que je puis en juger d’après l’ensemble des expériences de mon vécu, de mon existence. Les choses belles sont au nombre de quarante-huit mille cinq cent quatre-vingt-dix-neuf, c’est-à-dire qu’elles sont trop nombreuses pour qu’on puisse les imaginer toutes ensemble dans un seul et même endroit, devant une même étendue de draps noirs qui, tissés en tous les coins vers l’infini, tapissent ce qui se trouve à être notre pensée visuelle. Peut-être que les draps de la pensée visuelle de Martine sont blancs; les vôtres pourraient être colorés, mais cela ne retient guère mon attention : je suis bien heureux pour vous que les images que vous construisez dans votre esprit aient pour toile de fond un paysage tropical ou une couleur que vous aimez. Je suis d’autant plus heureux pour vous si vous avez des idées de grandeur et que vous changez la décoration de votre esprit régulièrement. Les choses qui me font réagir sont celles qui sont liées de près ou de loin à ce qui s’est attaché à mon âme. Je vous parle des draps et de la musique douce, de la musique moins douce et de la richesse des sons, du bien être éprouvé lorsque l’on se réchauffe près d’un feu, après une longue journée d’hiver passée à l’extérieur, passée sur le patio à geler comme un twit. Des plaisirs tels que ce dernier ne peuvent être éprouvés par des personnes qui ne connaissent pas le froid; bien heureux sommes nous lorsque l’été nous déshabille et nous colore la peau, et malgré cela, nombreuses sont les personnes qui voudraient passer leur vie sous le soleil. Or, notre situation géographique, avouons-le, nous permet de diversifier nos plaisirs et de jouir d’une moins monotone vie.
La fin de mes études collégiales représente quelque chose d’important; je suis déjà nostalgique au souvenir de tout ce que rassemblent ces deux années condensées de pur bonheur, d’explosions de rires et d’amis, d’apprentissages variés, de connaissances ayant pris forme dans mon cerveau, de nuits parfois très courtes et riches en sueur d’élève. Je célèbre mon savoir et mes apprentissages, les personnes que j’ai eu la chance de rencontrer et pour qui j’éprouve de l’affection; je suis heureux parce que la lumière est belle, parce qu’elle me permet de voir tous les visages de ceux que j’aime. Parfois, je suis triste car la beauté du monde me coupe le souffle. Il faut comprendre que je n’ai pas de sifflet. Les humains sont fort nombreux; dans l’histoire, beaucoup d’humains ont accomplis des choses d’une importance considérable. Ces choses, j’aime à les célébrer, à les afficher sur les murs. J’aime à me souvenir du passé; j’aime l’écriture car elle nous permet de nous approprier le cerveau d’un individu différent à nous, dont la situation diffère de la notre. Elle nous permet de connaître des gens avant même de les avoir rencontrés. Afin de ne pas méprendre quelques individus naïfs ou schizophrènes, il me semble impératif de préciser qu’il n’est en rien habituel de rencontrer les personnages de récits fictifs dans la vie, près d’une bouilloire ou autour d’un chameau, c’est-à-dire, dans la vie de tous les jours, malgré que tous les jours d’une personne forment pour chacune d’elles leur vie respective et qu’il n’est aucune vie que l’on puisse qualifier autrement que de celle qui rassemble tous les jours vécu par un individu.
Bientôt, le temps d’exposer notre chair aux rayons les plus brillants du soleil prendra fin. J’espère que vous avez passé un été rempli de surprises et de jeux. Pour ma part, mon été a été composé de plus qu’agréables pique-niques entre copains, de visites à la faculté de musique (m’ayant permis de renouer avec mon ami le piano), d’une fin de semaine dans les bois d’Oka avec mon copain Raphaël, de magnifiques concerts au Festival de Jazz, de vélocipède dans les rues de Montréal, de peinture (ce en quoi consistait mon boulot d’été pour étudiant à faible budget), d’un court et précipité voyage en Gaspésie à l’occasion du mariage de mon père et de maintes activités ayant permis à mon cerveau, fraîchement sorti de cette aventure extraordinaire que fut le Cégep, de décompresser. Qu’il le veuille ou non, je l’ai condamné (pour mon propre plaisir, soyez-en rassurés) à 4 années (ou plus) d’études universitaires, lesquelles ont récemment débuté par des initiations tordantes et riches en défis, en bière, en sensualité et en condiments des plus variés.
Je termine cette entrée dès maintenant car le temps file et que j’ai un rendez-vous avec la législation des systèmes de soins. Un agréable tête-à-tête en perspective… J’ai plutôt l’impression que je vais me frapper violemment la tête contre un arbre; après tout, les pages d’un livre proviennent de nos forêts…
